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LANA

 

LANA

(au pays des Aulnes)

LANA, une histoire du papier intimement liée à celle du filigrane, dans une usine qui a conservé ses traditions artisanales séculaires, sa fidélité à sa qualité.

En 1590, Demenge HARLACHOL crée:

"A Lannay communément le Moulin de Barbay", qui tourne à deux roues et fabrique 5 sortes de papier.

Son successeur Claude VAREIL y adjoint un bâtiment pour ses ouvriers mais se signale plutôt par ses frasques : vol de noisettes, coups d'arquebuse ......

Les armées ennemies vont ruiner le moulin qui sera relevé en 1661 par Laurent KAMP et racheté en 1706 par Jean-Claude BRETON. Il restera 40 ans au bord de la rivière, posant la première pierre de l'église en 1732. Après moult hauts et bas, le moulin est vendu en 1757 à Marc-Antoine RETOURNARD qui ne laissera à personne le soin d'exercer l'art du papier et qui introduira en 1766 une innovation, le cylindre à la hollandaise, une véritable révolution.

Claude VAISSIER aura en 1778-1779 l'honneur de fournir le papier qui sert à imprimer à KEHL les oeuvres du grand VOLTAIRE. En 1782 commence le règne de la famille KRANTZ sur le Moulin de LANA qui durera 140 ans.

La révolution aura des conséquences funestes sur la bonne marche de cette Usine. Si en 1789, 4 cuves fonctionnent, elles ne seront plus que deux quelques années après : six ouvriers ont été enrôlés dans les bataillons de volontaires et la disette règne, les colles manquent.

Il faut attendre Claude KRANTZ pour que cette papeterie retrouve sa prospérité ; en 1822 six cuves occupent quatre vingt dix ouvriers.

LANA (Au pays des aulnes)

 

Victor et Auguste KRANZ sont confrontés à une crise importante du papier, qui ne les empêche cependant pas de se procurer la première chaudière de fer pour le lessivage des chiffons ...

Si en 1830, trois cuves fonctionnent encore, en 1831, c'est la crise. Alors que la survie même de la papeterie est en jeu, ils vont penser à fabriquer eux-mêmes le "chlorure liquide" destiné au blanchiment des chiffons.

Grâce à de nouveaux procédés, notamment de collage, l'usine se rétablit.

1856 : 5 cuves fabriquent encore du papier pour l'Imprimerie Impériale, quand Auguste KRANTZ meurt.

Le 1 er Avril. 1858, l'exploitation d'une papeterie dite à la mécanique commence. Elle s'achèvera en 1914 sous la conduite d'André BERTIN. Quelques uns des ouvriers qui sont encore présents vont partir pour la Grande Guerre et le souffle de la papeterie s'éteint :

De 1914 à 1919 les locaux servent de logement au Commandant de la Place et à la troupe et les enfants vont remplir de chiffons les matelas pour les soldats blessés.

La page de la guerre sera tournée avec les représentations théâtrales de 1922 dont la recette est destinée à l'édification du Monument aux Morts.

En l922, un jeune ingénieur papetier, Maurice LECOLE reprenait en main les destinées de la papeterie pour en faire une grosse unité moderne,aux multiples papiers ornés de fins filigranes qui feront connaître DOCELLES aux quatre coins du MONDE.